Emmanuelle Courtet sur Radio Com

Publié le 26 Nov 2018

Emmanuelle Courtet, associée Progressium en charge du pôle marketing et communication franchise, était l’invitée de l’émission Radio Com sur France Bleu Saint-Etienne Loire dimanche 25/11 de 10h à 10h30. Interviewée par Frédéric Nicolas, elle présente l’activité de l’agence et en particulier les services de marketing et communication franchise.

Écouter l’interview :

RETRANSCRIPTION DE L’ÉMISSION RADIO COM

Frédéric Nicolas : On parle de communication d’enseignes commerciales ce matin et tout particulièrement de franchise avec Emmanuelle Courtet de Progressium, qui est une agence de développement de franchises. Emmanuelle, bonjour !

Emmanuelle Courtet : Bonjour Frédéric !

F. N. : On va tout d’abord présenter cette agence, Progressium. Vous êtes spécialisés dans la franchise.

E. C. : Oui, tout à fait. On est une agence spécialisée dans le développement des franchises. On est une équipe d’une quinzaine d’experts et on couvre tous les besoins des franchiseurs ou de ceux qui souhaitent le devenir.

F. N. : Vous rencontrez parfois des enseignes qui marchent très fort sur leur zone originelle de chalandise et qui ont le désir de se développer. Comment est-ce qu’on franchit le pas quand on est une enseigne locale et qu’on veut devenir une enseigne nationale ou internationale même ?

E. C. : Effectivement, souvent on a des personnes qui nous contactent, qui ont un concept qui marche bien – par exemple un concept de restauration – ils ont un, deux ou trois points de vente et ils nous contactent parce qu’ils ont le souhait de devenir une enseigne nationale. La franchise, c’est une bonne solution pour pouvoir gagner du terrain rapidement parce que si on veut se développer uniquement via des succursales, c’est coûteux, c’est long… la franchise permet d’aller beaucoup plus vite. Mais il est vrai que c’est un deuxième métier. Par exemple, le restaurateur, son métier c’est d’avoir créé un concept de restaurants, de faire en sorte que l’offre séduise une clientèle, etc. Là il va devoir devenir franchiseur donc il va devoir apprendre un nouveau métier et c’est en quoi on peut l’aider.

F. N. : Alors justement, quel est votre rôle ? Comment est-ce que vous intervenez, dans quels domaines ?

E. C. : Chez Progressium, on a toute une palette de services. Tout d’abord, il y a tout l’aspect devenir franchiseur. On va mettre en place les outils au sein des franchises pour que les concepts soient prêts à devenir franchiseur. Des outils tels que le manuel opératoire, c’est-à-dire le guide qui répertorie tout le savoir-faire du réseau. On va également valider que le concept est duplicable, que le concept est, au niveau économique, intéressant pour un franchisé. Il faut modéliser le concept pour pouvoir le franchiser, il faut créer le business plan du franchiseur, le business plan du franchisé. On l’accompagne dans toutes ces étapes. Devenir franchiseur, c’est quelque chose qui prend grosso modo un an.

F. N. : La franchise peut être nationale, ça peut être également une franchise qui peut se développer par la suite au niveau international.

E. C. : Oui, parce que mis à part ce service devenir franchiseur, ensuite on a tous les services qui vont derrière. La personne qui est devenue franchiseur, après, sa priorité c’est de trouver des franchisés, trouver des bons locaux commerciaux. Pour toutes les enseignes de commerce, le local commercial c’est très important. Avoir un bon local, cela garantit énormément le succès de la future implantation. On a donc tout un service pour développer les franchises, trouver les franchisés, trouver les locaux commerciaux. Pour ma part, je m’occupe de toute la partie marketing et communication franchise. Après, on a encore deux services. Un service qui va aider les franchiseurs déjà installés à améliorer leur organisation, à former leurs équipes – que ce soit la tête de réseau ou les franchisés. Enfin, on a également un service de franchise internationale. On aide nos clients franchiseurs qui ont un concept qui marche bien en France à se développer à l’étranger, dans des pays européens ou même dans le monde entier. Pour cela, on est partenaire de Franchise Pool International, qui est un réseau d’agences comme la nôtre partout dans le monde. Et puis, on fait également de l’importation de concepts étrangers en France.

[…] F. N. : Un franchiseur a besoin d’outils pour présenter sa marque, sa franchise de manière à attirer de nouveaux candidats franchisés. Comment ça se passe ? Comment vous intervenez ? Il faut analyser, comprendre, s’identifier carrément à la marque, à l’enseigne que vous allez développer ?

E. C. : Oui, tout à fait. Pour bien poser le problème, je vais vous donner quelques chiffres. Il faut savoir qu’aujourd’hui il y a un peu moins de 2 000 réseaux de franchise en France ; il y a 74 000 points de vente franchisés mais il y en a à peu près 2 500 nouveaux qui ouvrent chaque année. Ces 2 000 réseaux de franchise, ils vont essayer d’attirer ces 2 500 nouveaux franchisés, vous voyez que cela ne fait pas beaucoup par réseau. Le résultat, c’est que vous avez des réseaux qui recrutent très peu, qui sont en perte de vitesse ou qui vont mal, et vous avez des réseaux, au contraire, qui se développent très vite. C’est le cas par exemple d’O’Tacos – qu’on avait accompagné à ses débuts quand ils souhaitaient devenir franchiseur – qui a aujourd’hui plus de 200 points de vente alors que la franchise a été lancée en 2015. Donc, pour un franchiseur, ce qui est important, c’est de pouvoir capter ces candidats, ces personnes qui sont à la recherche de reconversion professionnelle et qui souhaitent entreprendre mais en étant accompagnées, en utilisant un concept qui a fait ses preuves.

F. N. On va vraiment parler du secteur de la communication au niveau des franchises. Alors, comment ça se passe ? Chaque enseigne est différente, avec des besoins en termes de communication bien particuliers. Est-ce qu’il y a une méthodologie qui est un peu la même pour chaque franchise ? Ou alors chaque communication est vraiment identifiée par rapport à une famille de produits ?

E. C. : On a des services où l’on utilise les mêmes méthodologies mais on s’adapte à l’activité du client et surtout au profil de franchisé recherché. Entre des franchises de commerce, des franchises de service, on n’est pas du tout sur les mêmes profils de franchisés : c’est pas les mêmes niveaux d’investissement, c’est pas les mêmes métiers donc c’est pas les mêmes personnes qui vont s’intéresser à ces franchises-là. Nous, on étudie bien la cible de candidats potentiels – qui sont les futurs franchisés ? – et c’est en partant de cette cible qu’on va déterminer quels sont les bons supports, les bonnes stratégies de communication à adopter pour pouvoir toucher cette cible.

F. N. : L’outil Internet, les réseaux sociaux, comment est-ce que vous gérez ça ? Quelles sont les solutions que vous amenez à un franchiseur ?

E. C. : Tout ce qui est communication digitale, c’est très important parce que c’est la première vitrine du franchiseur. Ce qu’on conseille au franchiseur, c’est d’avoir un site dédié à la franchise, en plus du site de la marque. On l’aide à mettre au point son site franchise et puis on l’accompagne dans toute sa communication sur les réseaux sociaux, la visibilité sur les moteurs de recherche avec tout ce qui est référencement naturel, référencement payant, etc. On gère toute sa communication digitale de façon à ce qu’il soit visible, de façon à ce que sa franchise soit attractive pour des candidats potentiels.

F. N. : Vous pilotez également la franchise. Vous animez, vous formez les têtes de réseau, les franchisés. Il y a tout un travail de management que vous amenez, en tous cas un savoir-faire.

E. C. : Oui, effectivement, on a différentes façons d’intervenir. Soit les franchiseurs ont quelqu’un qui est dédié à la communication et au marketing en interne mais c’est pas forcément un professionnel de la franchise. Souvent, ils ont des personnels qui sont des spécialistes de leur métier. Par exemple, si vous êtes à la tête du département marketing et communication pour une chaîne de restaurants, vous êtes vraiment sur le marketing, la carte, comment attirer le consommateur dans le restaurant, etc. Mais ce n’est pas le métier de ces gens-là de savoir comment s’adresser à des candidats potentiels. On les aide à comprendre comment s’adresser aux candidats, quels sont les bons moyens pour les toucher, on les aide à choisir les bons supports de communication.

F. N. : Avant de se quitter, Emmanuelle Courtet, est-ce qu’il y a un bel exemple de franchise que vous avez accompagnée dès ses premiers pas ?

E. C. : Il y en a plein. Moi ce que j’aime bien, c’est réfléchir en termes de cible. Je vais vous donner l’exemple d’une jeune franchise qui s’est lancée il y a un an et demi dans un secteur très pointu : le secteur des nuisibles, comment éradiquer les frelons, les punaises de lit et toutes ces charmantes petites bestioles. Il n’existait pas dans la franchise de concept de ce type. On a entièrement tournée la stratégie vers des relations-presse auprès de la presse professionnelle et il n’y en a pas beaucoup, il y a 3 titres : Bâtiment Entretien, Services et Nuisibles & Parasites Information. En ayant régulièrement des articles dans ce type de médias, ils ont su attirer des franchisés, des personnes qui avaient des boîtes de propreté et qui se disaient, pourquoi pas lancer un département nuisibles et devenir franchisé de cette enseigne. C’est une belle histoire. Je peux également en citer une autre si on veut parler réseaux sociaux. C’est une franchise de rachat de crédits, là encore un secteur assez pointu. Là, l’idée, c’est que les candidats potentiels sont tous sur LinkedIn. On a lancé une opération pour se mettre en relation avec tous ces gens-là et ensuite leur envoyer des messages personnalisés. Et ça cartonne, avec un message, on a eu 80 prises de rendez-vous.

F. N. : Merci, Emmanuelle Courtet.

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