Marchés porteurs pour la franchise : le Québec

Publié le 03 Jan 2019

Lien affectif particulier, usage de la même langue… nombreuses sont les raisons qui peuvent rendre le Québec intéressant pour un franchiseur français.

Alors, le Québec doit-il être votre prochain marché ?

Oui, car c’est une porte d’entrée sur le continent tout entier

Le Québec fait pleinement partie du marché Nord-Américain : modes de consommation, culture, habitudes y sont identiques. Entrer sur ce marché, c’est bel et bien mettre un premier pied en Amérique du Nord et donc potentiellement aux USA.
Oui, car les entreprises françaises y reçoivent un accueil favorable
Si votre produit ou votre service n’est pas spécifiquement adapté au marché français, il n’y a aucune raison que le Québec ne lui permette pas de se développer. Attention toutefois à prendre en compte le fait que si la langue parlée par les Québécois est le français, ils ne sont en rien des Français d’Amérique et leurs habitudes de consommation sont celles de Nord-Américains. Dans la majorité des cas, le concept devra être adapté.

Oui, car c’est un marché de taille idéale

Se lancer sur un marché immense comme celui des États-Unis peut sembler effrayant. Le Québec, qui fonctionne en vase clos en ce qui concerne la franchise, peut être l’incubateur idéal pour qui veut tester une implantation sur le continent.
Deuxième province la plus peuplée du Canada, derrière l’Ontario, le Québec compte une population de plus de 8 400 000 habitants. En termes de pouvoir d’achat, vous y trouverez des consommateurs sensiblement aussi bien rémunérés qu’en France. En effet, le salaire moyen y est de 2142 euros en 2018 contre 2202 euros en France (INSEE). Attention quand même aux disparités locales à ce sujet. N’hésitez pas à faire réaliser une étude de marché par un professionnel pour en savoir plus sur les différences de revenus au Québec ainsi que sur les profils de consommateurs ville par ville.

Oui car le régime juridique est souple…

… Car inexistant. En effet, contrairement à de nombreuses autres provinces canadiennes qui ont adopté une législation spécifique pour le franchisage (qui est dans bien des cas fortement inspirée de celle des États-Unis), le Québec ne possède pas de lois spécifiques et c’est donc le code civil du Québec qui s’applique. Attention, cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y pas de règle : renseignez-vous notamment sur les lois abordant les sujets suivants au Québec : Loi sur la protection du consommateur au Québec, Loi sur les normes du travail ou encore la Charte de la langue française.

Certains points de vigilance sont néanmoins à prendre en compte

Des possibilités d’implantation limitées

Si le Québec est immense, les grandes agglomérations sont peu nombreuses : Montréal, Québec, Sherbrooke concentrent l’essentiel du potentiel. Bien souvent, une même enseigne possèdera plusieurs unités dans chacune des ces agglomérations et peu en dehors.
De plus, comme c’est le cas en France, toutes les implantations ne se valent pas au sein des villes listées ci-dessus. Un professionnel des études marketing spécialisé dans les études internationales tel que PF Marketing peut vous aider à déterminer avec précision les adresses qui conviendront à votre concept.

Un marché moins mûr qu’en France

Si la France est sur le podium mondial de la franchise, le marché québécois est encore en maturation.
Néanmoins, son poids économique est important. Selon le Conseil québécois de la franchise (CQF), la franchise au Québec a engrangé un chiffre d’affaires de 16,4 milliards d’euros en 2017 (contre 14,75 milliards en 2014), soit 7.5 % du PIB de la province.
500 enseignes ont au moins un point de vente au Québec et le secteur occupe plus de 200 000 actifs.

La franchise se développe surtout dans quelques secteurs

Même si on voit apparaître des concepts de plus en plus variés (notamment étrangers), la franchise au Québec est encore concentrée dans les secteurs suivants : restauration, pharmacie, concession automobile et commerce alimentaire de proximité.
Le pays s’ouvre peu à peu à la franchise moderne et les initiatives locales sont très nombreuses. Le degré d’acceptation des concepts français est élevé mais nécessite une maîtrise parfaite du contexte local qu’un cabinet d’études spécialisé peut vous aider à appréhender.

 

Cet article vous a été proposé par Pierre Fleury, Président de la commission des études de la Fédération des Réseaux Européens de Partenariat et de Franchise (IREF) et Président de PFMarketing.

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