Mettre en place une stratégie cross-canal

Mettre en place une stratégie cross-canal

A l’heure où internet prend une place grandissante dans les décisions d’achat des consommateurs, le cross canal devient une quasi nécessité pour de nombreux commerces, notamment les franchisés. Ils sont d’ailleurs de plus en plus à développer des stratégies cross canal pour optimiser les coûts, améliorer l’expérience client et augmenter le chiffre d’affaires, en gros contribuer au développement d’un réseau de franchise. Bilan d’un phénomène en expansion.

Qu’est-ce qu’une stratégie de cross canal ?

Et surtout pourquoi mettre en place une stratégie cross canal ? Eh bien tout simplement pour s’adapter aux nouveaux comportements des consommateurs. En effet, aujourd’hui, internet a 2 fois plus d’influence que la télévision sur les consommateurs ; internet représente 38% de la consommation médiatique des Français qui sont d’ailleurs 81% à préparer leurs achats sur internet. Enfin, ils sont 55% à vérifier la disponibilité d’un produit en ligne avant d’aller en magasin et 33% commandent en ligne pour aller récupérer leur achat en magasin. Et c’est ça, le cross canal : la synergie entre la boutique physique et la boutique virtuelle.

D’ailleurs, de grands noms comme Les Galeries Lafayette, Monoprix, Rueducommerce ou encore Facebook l’ont annoncé lors du dernier grand salon du e-commerce : les pure-players (c’est-à-dire ces acteurs qui ne travaillent qu’en boutique physique ou que sur internet), sont voués à disparaître. Preuve s’il en faut : même des acteurs à l’origine nés sur internet ouvrent des boutiques éphémères !

Par conséquent, à l’heure actuelle, pour faire face à la concurrence, à la nécessaire optimisation des coûts de gestion et aux évolutions des comportements des consommateurs, il est fondamental, même pour une franchise, de mettre en place des stratégies cross canal pour survivre et se développer.

Quels gains pour l’entreprise ?

Mettre en place une stratégie cross canal permet à une franchise de « prolonger » son point de vente. Loin d’être une forme de concurrence, le site e-commerce est un prolongement, une extension de la boutique physique sur internet. Et c’est en tant que tel qu’il doit être conçu. En outre, l’e-commerce a l’avantage de représenter des coûts de gestion bien moindre : un seul entrepôt, centralisé, permet d’assurer l’approvisionnement de tous les points de vente… et de la boutique en ligne. Dès lors, les points de vente quant à eux n’ont plus besoins de stocks importants. Et qui dit réduction des stocks dit réduction des coûts sur chaque franchise : réduction sur les loyers (puisqu’il n’est plus nécessaire d’avoir une surface de stock importante) et réduction sur les stocks qui dorment.

Par ailleurs, cette possibilité offerte aux internautes de vérifier la disponibilité d’un produit ou de le commander de chez lui pour le récupérer ensuite au magasin, un peu à la manière des drives qui fleurissent un peu partout, permet d’augmenter les chances de transformations et, conséquemment, le chiffre d’affaires…

Enfin, internet, en complément d’une boutique physique, permet de mettre en place des offres marketings ciblées : soit sur internet, soit en magasin. Et pourquoi pas imaginer une synergie complète, comme chez Brice par exemple, la franchise de prêt-à-porter pour homme : vous achetez en magasin et cumulez des points qui sont utilisables dans un espace privé du site en ligne. Vous gagnez sur tous les fronts en faisant de la vente additionnelle…